En Bref
Norbert Dragonneau aide une créature mythique à accoucher, un Qilin, capable de lire dans l’âme humaine et de voir l’avenir. Elle préside au choix du prochain dirigeant de la confrérie à l’âme pure. Hélas, notre brave garçon voit le nouveau-né dérobé par les acolytes de Grindelwald. La chance semble sourire malgré tout à Norbert et aux sorciers. Il y avait un jumeau, tout n’est pas perdu. Grâce à une manipulation, Grindelwald arrive à se porter sur la liste du prochain candidat à la destinée des sorciers. Il est lavé de tout soupçon par la branche allemande. Il n’a qu’un but, éliminer les Moldus de la carte et redonner leurs heures de gloire aux âmes noires. Dumbledore réunit un groupe de braves autour de lui avec  Norbert, son frère, la sorcière enseignante Lally Hicks, le sorcier de « Sang-Pur » Yusuf Kama, le moldu Jacob Kowalski et l’assistante de Norbert, Bunty. Ils doivent retourner la situation pour que le bien triomphe du mal. La partie se joue au Bhoutan, centre névralgique des sorciers, pays d’origine de la magie. Ils devront faire face à une autre menace, Croyance, qui appartient à la famille Dumbledore. Il est marqué par le phénix de feu annonçant sa mort prochaine. Il souhaite sa revanche sur un père qui l’a oublié. Est-ce la vérité qui triomphera du mensonge et le bien du mal ou l’inverse ? Les pièces de l’échiquier sont en place et la partie n’est pas gagnée d’avance.
D’ores et déjà, le film résiste aux écueils mis sur son passage. C’est une pandémie retardant le tournage, le scénario modifié, Johnny Depp en procès cède la place à Mads Mikkelsen. Malgré les critiques mitigées, les performances de Jude Law et Mads Mikkelsen, il reste le plus rentable de 2022. Dans l’ensemble, les fans lui réservent plutôt un bon accueil. Le problème est sans doute qu’il n’apporte rien de nouveau à la franchise. Il se contente de reprendre la lutte du bien et du mal, déjà au centre de la première saga. La promesse des animaux fantastiques s’efface vite au profit du profit. Depuis le deuxième volet, ils laissent la place à une intrigue assez manichéenne du bien contre le mal. Les créatures magiques apparaissent en ouverture et en fin de récit, nous rappelant le titre, Les Animaux fantastiques. Cela n’en fait pas un mauvais film, c’est avec plaisir que l’on retrouve les personnages de cette deuxième série. Il manque juste ce petit rien original, cette inventivité des débuts. La machine ronronne et remplit pleinement son objectif, celui du dieu dollar. Elle propose malgré tout des moments intenses, comme le personnage de Croyance, tiraillé entre sa famille de cœur, Dumbledore et celle des ténèbres, Grindelwald. C’est un personnage qui mériterait un opus complet. Le film se passe en partie à Berlin avec la montée du populisme et une métaphore sur les années les plus sombres de l’Allemagne. Ce sont celles de la montée du petit moustachu au pouvoir. La partie Bhoutan, pays des origines, aurait sans doute été plus intéressante à prospecter. Nous ne sommes pas là pour critiquer le film que nous aimerions voir, mais bien celui qui défile sur l’écran. Il reste le savoir-faire de J. K. Rowling et du réalisateur David Yates qui donne aux fans un récit de qualité. Il contient son pesant d’action, de poursuites, de réflexion sur le bien et le mal, de personnages lumineux, sombres ou entre les deux. Le film s’achève sur une ouverture à un autre volet, troisième trilogie peut-être. La locomotive roule sans heurt vers Poudlard et c’est bien le seul reproche que l’on puisse lui faire. C’est l’impression de l’habitude, du déjà-vu, qui pourrait bien finir par nous jouer des tours. Quand on aime on ne compte pas ou si peu… Nous dit le proverbe. Patrick Van Langhenhoven
Bonus: Les coulisses rencontrer les tout nouveaux personnages et créatures du filmDécouvrez leur histoireMaking offscènes coupées